Blue Valentine – Review

BLUE VALENTINE
Derek Cianfrance, USA, 2010
Scénario : Derek Cianfrance, Cami Delavigne
Avec Michelle Williams, Ryan Gosling

Mon avis tout à fait perso et subjectif. Peut contenir d’éventuelles traces de spoilers.
Jour 5 de mon challenge 30 nouveaux films en 30 jours

Résumé : A travers une galerie d’instants volés, passés ou présents, l’histoire d’un amour que l’on pensait avoir trouvé, et qui pourtant s’échappe… Dean et Cindy se remémorent les bons moments de leur histoire et se donnent encore une chance, le temps d’une nuit, pour sauver leur mariage vacillant.

On connaissait « noir, c’est noir » (merci, Johnny). Eh bien, cette fois c’est « bleu, c’est bleu ». Et c’est pas vraiment mieux, parce que, comme nous le raconte Derek Cianfrance, cinéaste américain dont c’est le 2e long-métrage, l’amour, ok, ça fait rêver mais c’est comme les coups, oh oui, ça fait maaaal !

Dean (Ryan Gosling) est un gars doué pour plein de choses qui enchaîne pourtant les petits jobs sans avenir. C’est que ce qui compte pour lui, ce qui passe avant tout, c’est l’amour avec un grand A. Il l’a trouvé auprès de sa femme Cindy (Michelle Williams) et de sa fille et ça suffit amplement à son bonheur. Son épouse, elle, qui visait une carrière de médecin mais a dû se contenter de travailler comme infirmière (on apprendra plus tard pourquoi…) étouffe dans une vie étriquée entre une enfant et un boulot qui lui pompent toute son énergie et son mari, lui-même grand enfant qui refuse de grandir. Elle n’en peut plus de cette existence. Lui fait tout pour que ça dure toujours. A un moment, on l’a bien compris, ça va coincer. Voire même, ça va casser. Pourtant, tout avait si bien commencé…

michelle blue valentine

Si pour une raison ou une autre, tu es allergique au cinéma indépendant américain, c’est-à-dire aux films produits en dehors des studios, avec des budgets réduits (mais quand même une paire de A-Listers pour pouvoir monter le projet) et dans lesquels il n’y a pas de super-héros, rarement des cascades et pas de thune pour des effets spéciaux numériques, alors, c’est le moment de prendre tes petites gélules d’antihistaminique (mot compte triple), parce que Blue Valentine est l’exemple-type de ce qui se fait dans ce genre-là (oui, je généralise un poil). L’accent est mis ici sur le réalisme et on s’intéresse, caméra à l’épaule, à la vie ordinaire de gens ordinaires confrontés à des situations et des problèmes ordinaires (et donc, entre autres à celui vraiment rageant que dans la vraie vie, quand tu crèves sur l’autoroute ou que tu fais tomber tes clés dans une bouche d’égout, tu peux toujours courir pour qu’un mec en collant et en cape débarque te filer un coup de main). Le rythme y est souvent lent, les gros plans et/ou les plans fixes de 3 minutes y pullulent, le montage est moins irrémédiablement utilitaire, les thèmes plus psychologiques.

Là où je trouve que ce film, qui adhère joyeusement (façon de parler) à tous ces codes et pourrait donc être réservé à un public averti, est particulièrement réussi, c’est qu’il ne laisse personne indifférent, amateur d’indies ou pas, non pas à cause de son style, qui reste somme toute assez sobre, mais de l’histoire et des rapports qu’entretiennent les personnages. J’ai par exemple vu des gars, pourtant visiblement plus habitués aux blockbusters qu’aux drames indé torturés, écrire qu’ils avaient été agacés non pas par le style de mise en scène (contrairement, par exemple, à A Ghost Story et en particulier à son infamous « scène de la tarte ») mais bien par telle ou telle attitude des personnages. D’autres n’ont pas eu honte d’avouer qu’ils avaient pleuré comme des madeleines. Moi-même, à un moment, ça me démangeait sérieusement de distribuer des baffes à un des perso. Parvenir à susciter des sentiments aussi réels quand on réalise un film réaliste, je sais pas toi mais moi, j’appelle ça une réussite, non ?

Note perso : 7/10

Et toi tu l’as vu ? (avec antihistaminique ou pas ?) T’en as pensé quoi ?

 

 

2 réflexions sur “Blue Valentine – Review

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