L’homme terminal – Review

TERMINAL MAN
Mike Hodges, USA, 1974
Scénario : Mike Hodges d’après le roman éponyme de Michael Crichton (1972)
Avec George Segal, Joan Hackett, Donald Moffat

Mon avis tout à fait perso et subjectif. Peut contenir d’éventuelles traces de spoilers.
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Résumé : A la suite d’une blessure à la tête, un brillant ingénieur en informatique est sujet à des crises de violences incontrôlées qui le rendent dangereux, notamment pour sa famille. Il tente d’y remédier en se faisant greffer une puce dans le cerveau, censée réguler les crises.

Oui, je sais, il fallait aller le dénicher, ce film-là. Je t’avoue que j’ai d’ailleurs dû faire preuve d’ingéniosité et de détermination pour trouver une copie à visionner, en VO non sous-titrée. Mais que veux-tu, comme disait Omar Sharif, les films de science-fiction dystopique des années 70, c’est mon dada (ou un truc comme ça) alors quand j’ai appris qu’il existait une adaptation d’un roman de Michael Crichton que je n’avais pas vue, je n’ai pas pu résister. Michael Crichton, c’est l’inventeur de ce qu’on est venus à appeler le techno-thriller, un style où l’humanité est généralement confrontée aux conséquences négatives d’avancées technologiques pas tout à fait réfléchies jusqu’au bout (Jurassic Park en étant l’exemple le plus connu). Ici, il est question de greffer une puce électronique dans le cerveau d’un certain Harry Benson (George Segal) qui, suite à un traumatisme crânien, fait des crises d’épilepsie au cours desquelles il se met à tabasser tous les gens autour de lui. Evidemment, c’est fâcheux. Alors ce brillant ingénieur informatique s’en remet à la science et à ses copains les ordinateurs pour tenter de régler le problème à l’aide d’une procédure très invasive (un implant qui permet, à distance, de contrôler son cerveau) et très controversée (on se demande bien pourquoi). L’opération est un succès, malheureusement, les choses se corsent un peu par la suite…

C’était bien parti, ce film. Je retrouvais l’ambiance années 70 que j’affectionne tant depuis que je passais mes samedi après-midis à regarder L’homme qui valait 3 milliards en mangeant des Chamonix et ça traitait, comme Orange Mécanique sorti 2 ans plus tôt, d’un sujet passionnant : le remède à la violence de l’être humain est-il de le rendre finalement moins humain ? (Ici, Benson devient une sorte de cyborg, un « homme-terminal » dans le sens terminal informatique.) Mais malheureusement, la réalisation de Mike Hodges (coupable du nanar qu’est Flash Gordon) est d’une platitude à faire pâlir de jalousie la Belgique et manque sérieusement de nerfs. Du coup, les 1h44 que dure le film paraissent interminables, à l’instar de certaines scènes, celle de l’opération, notamment, qui n’en finissent jamais. C’est censé un thriller (et pas du tout un « film d’horreur » comme j’ai pu le voir écrit sur le net) mais ça manque de suspense et de tension efficace. Ça veut aborder les rapports entre homme et technologie mais ça se perd dans des détails techniques. Bref, c’est à mon goût, pas très réussi, même si on essaie de faire passer avec un paquet de Chamonix.

Note : 5/10

Et toi, tu l’as vu ? T’en as pensé quoi ?

Une réflexion sur “L’homme terminal – Review

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